Une étude publiée dans la revue Addiction par une équipe néo-zélandaise[1] confirme de manière incontestable, sur la base d'une méta-analyse de grande ampleur, le lien entre consommation d'alcool et survenue du cancer pour sept localisations : oropharynx, larynx, œsophage, foie, côlon, rectum et sein. Cette étude confirme également que l'augmentation du risque de survenue du cancer est proportionnelle à la quantité consommée et qu'elle s'observe même chez les consommateurs à doses faibles et modérées.

Par ailleurs, dans la même publication, les auteurs présentent les résultats d'une étude remarquable sur le plan scientifique (1 million de femmes suivies pendant 7 ans) qui indiquent qu'une consommation faible (70 à 140 g d'alcool par semaine, soit 7 à 14 consommations) augmente le risque de cancer du sein de 13 %.

Face à ces données scientifiques incontestables, il est nécessaire de mettre en place une politique de réduction du risque alcool fondée sur la connaissance et non sur le déni ou des informations tronquées et donc trompeuses. C'est pourquoi, il est particulièrement choquant de lire sur le site du lobby alcoolier Vin & Société[2] des affirmations fausses telles que :

"Un consensus existe sur les bénéfices d’une consommation modérée de vin sur la survenue du cancer colorectal et du cancer de l’œsophage", ou encore "des controverses existent sur les cancers…, des voies aéro-digestives supérieures excepté l’œsophage (l’effet serait bénéfique, neutre ou néfaste)…, mais aussi sur le cancer du sein (l’effet serait néfaste ou neutre pour les cancers hormono-dépendant, alors que d’autres publications indiquent un effet néfaste voire bénéfique pour les cancers du sein non-hormono-dépendants)".

Ces allégations totalement fausses sur le plan scientifique n'ont pour objectif que de minorer les dangers de l’alcool pour protéger des intérêts économiques au détriment de la vérité scientifique et de la santé de la population.

C'est pour cette raison que les chercheurs néo-zélandais pointent du doigt les études qui mettent en avant les bien faits du vin sur la santé, alors que ceux-ci ne sont aucunement démontrés[3].

Une politique de la prévention du cancer et de la réduction du risque lié à la consommation d'alcool doit reposer sur une information honnête du public et non sur des notions floues comme la modération qui n'ont pour autre objectif que de protéger les intérêts d'un lobby.

Comme le réaffirment les chercheurs néo-zélandais, seul l'objectif de l'OMS est pertinent en termes de santé publique :

Boire moins, c'est mieux

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