altCes dernier mois, la violence a obligé des milliers d'habitants de zones reculées à abandonner leur foyer. Le CICR leur a récemment apporté une assistance vitale. Dans l'État du Jonglei, il a distribué du matériel de pêche à 12 000 personnes démunies parmi les communautés locales et les déplacés.

Dans certaines des régions les plus reculées de l'est et du nord du pays, notamment dans l'État du Jonglei et dans les comtés de Malakal, de Manyo et de Renk (État du Nil supérieur), ainsi qu'à Jaac, dans le Bahr el-Ghazal du Nord, la violence a forcé des communautés entières à abandonner leur foyer et leurs biens, et à renoncer aux activités qui assuraient leur survie.

« Les bouleversements que cela suppose pour les personnes déplacées et pour les communautés locales qui les accueillent sont considérables, explique Melker Mabeck, chef de la délégation du CICR au Soudan du Sud. Se procurer de l'eau potable, des vivres ou un abri sont une véritable gageure dans des endroits où les biens de première nécessité sont déjà très rares en temps normal. »

Dans l'État du Jonglei, le CICR a distribué des kits de pêche pour venir en aide à 12 000 personnes démunies parmi les communautés locales et les déplacés à Pibor et à Gumuruk, les deux principales villes du comté de Pibor. Combinée aux inondations saisonnières, la violence armée a durement éprouvé les habitants de ces régions, qui dépendent aujourd'hui dans une large mesure de la pêche pour se nourrir. « L'accès aux terres agricoles a été considérablement entravé, tandis que la flambée des prix des denrées alimentaires a empêché les gens d'acheter ce dont ils avaient besoin pour survivre », précise encore M. Mabeck.

Les équipements de pêche sont légers et facilement transportables, ce qui est un avantage lorsque les gens doivent se déplacer pour des raisons de sécurité, ce qui a récemment été le cas pour beaucoup de personnes.


À Pibor, des ingénieurs hydrauliciens du CICR ont remis en état quatre puits équipés de pompes manuelles hors d'usage. Dans cette même ville, une équipe chirurgicale du CICR s'est employée, plus de trois semaines durant, à soigner les personnes blessées lors des affrontements qui se sont produits dans les alentours.

Pénuries d'eau et de vivres dans d'autres régions

Les mauvaises récoltes, la pénurie de vivres et l'insécurité ont bouleversé l'existence de nombreuses communautés dans d'autres régions du Soudan du Sud, également. Sur la rive occidentale du Nil, au nord de Malakal, une région accessible principalement par bateau, le CICR procède actuellement à des distributions de secours en faveur de quelque 25 000 personnes. Cette assistance, dont le volume varie de famille en famille, comprend des vivres, des outils agricoles, des semences, des kits de pêche et des articles ménagers. « L'aide que nous fournissons aux agriculteurs arrive juste avant la saison des pluies, qui est aussi celle des semailles », relève Ana Gerlin Hernandez, coordonnatrice des activités d'assistance du CICR.

Ces douze derniers mois, le comté d'Aweil North (Bahr el-Ghazal du Nord) et ses environs ont été le théâtre d'épisodes sporadiques de violence armée qui ont amené des milliers de personnes à s'enfuir lors de trois vagues successives, la dernière remontant à décembre 2012. Parmi les déplacés, beaucoup ont trouvé refuge dans la ville de Jaac (comté d'Aweil North), ce qui met à rude épreuve l'approvisionnement en eau potable de la ville et génère des tensions entre les déplacés et les communautés qui les accueillent. Depuis début 2013, afin d'optimiser l'approvisionnement en eau potable à Jaac et dans les environs, le CICR a remis en état 23 systèmes de pompage manuels.

Une nouvelle présence sur le terrain à proximité de la frontière nord

Le mois dernier, le CICR a ouvert une nouvelle sous-délégation dans la ville de Bentiu - proche de la frontière nord du Soudan du Sud -, à partir de laquelle il s'emploiera à répondre aux besoins humanitaires des communautés vivant dans l'État de l'Unité, une région qui connaît une grande instabilité. Pour l'instant, le CICR répare des systèmes de pompage d'eau manuels dans le comté rural de Pariang. « Dans des régions reculées comme Pariang, une pompe manuelle hors d'usage peut obliger les habitants à faire une à deux heures de marche supplémentaires par jour pour aller chercher de l'eau », explique Marc Suchet, coordonnateur eau et habitat du CICR.

Depuis l'ouverture de la sous-délégation, le CICR a également visité des personnes détenues à la prison de Bentiu. Au Soudan du Sud, le CICR visite de nombreux lieux de détention dans le but de se rendre compte des conditions de vie des personnes privées de liberté et du traitement qui leur est réservé, ainsi que de soutenir les autorités dans leurs efforts de se conformer aux normes internationales en vigueur. Enfin, le CICR fournit une assistance matérielle aux autorités détentrices pour les aider à mettre en œuvre les recommandations qu'il leur fait de manière confidentielle.

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